C’est vendredi, prenons ça cool!

J’avais envie de vous parler du dossier spécial de La Presse à propos de la garde partagée. J’y reviendrai cette fin de semaine. Mais pour l’instant, on est vendredi soir, la fin de semaine arrive (pour certain!), alors prenons le tout avec légèreté. J’ai plutôt envie de vous offrir un florilège des meilleures citations de ma fille. 

(Dans un autobus complètement bondé)

– Papa, on peut prendre le bain ensemble ce soir?

– Si tu veux, pourquoi pas.

– Yeah! Je vais voir ton pénis!!!

(J’attends toujours l’appel de la DPJ)

[…]

La neige, c’est la pluie qui a froid. La lune, c’est le soleil qui fait dodo. 

[…]

(Lors d’une discussion avec un ami)

Fille: Est-ce que tu aimes ça les films?
Ami: J’aime tous les films, mais pas de violence, d’horreur ou de science-fiction. 
Fille: Caillou c’est correct?
Ami: Ouiiiiii!!!!!

[…]

– Papa est-ce qu’on va se marier comme les princes et les princesses? 

– Non, les papas ne se marient pas avec leurs petites filles. Et d’ailleurs, t’es vraiment pas obligé de te marier, faut pas écouter tout ça. Mais bon, si tu veux le faire, tu peux le faire, mais fait le pour les bonnes raisons. 

Regard très perplexe de ma fille. Il est peut-être trop tôt pour parler de tout ça…..

[…]

 – Papa comment on dit « lapin » en anglais?
– Rabbit. 
– C’est pas une grenouille ça?
– Ha ha, non. Mais c’est comme le son que fait une grenouille en effet!
– Les grenouilles appellent les lapins?
– Why not?

[…]

– Est-ce qu’il y a quelque chose de meilleur dans la vie que des pâtes au pesto ma fille?
– Oui, toi. 

 

Bonne fin de semaine tout le monde! 

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L’exil et la plénitude

Je me suis tourné les doigts et la tête quelques heures avant de trouver un sujet aujourd’hui. Et puis je me suis dis que je n’avais pas à vous casser les oreilles avec ma fille ou bien mon rôle de père à tous les billets que j’écrivais. Je suis un père c’est vrai, mais je suis aussi un individu qui est autre chose qu’un père. Un ami, un étudiant, un travailleur, un amoureux (au sens très large) de la vie et des êtres que je rencontre. C’est d’ailleurs un équilibre que je tente d’avoir le plus possible dans ma vie. Ne pas être que ça, un père. C’est fondamental pour moi et je crois profondément que c’est également très sain pour ma fille. L’autre m’a déjà dit que j’étais « dépendant » de ma fille. Encore aujourd’hui cette phrase résonne en moi avec une certaine stupeur (et pas parce que je crois que c’est vrai!). On y reviendra dans un autre billet. 

Je suis père donc. Je suis également étudiant. Dernièrement, j’ai assisté à une très belle conférence (poétique même je dirais) sur Charles Taylor. Vous vous souvenez de la comission Bouchard-Taylor? Bon, c’est ce Taylor là. Pour résumé grossièrement, Taylor fait une distinction entre trois « états » spirituels de l’existence: l’exil, la plénitude et l’intermédiaire. 

L’intermédiaire, c’est la vie de tous les jours. On se lève, on va bosser, on arrive le soir, on prépare le souper en vitesse, on se claque un ou deux épisodes d’une série et pouf, de retour dans le lit. Pas vraiment de moment pour la réflexion spirituelle dans tout ça. On est pas mal, on est pas en extase, on fait juste être. 

L’exil et la plénitude sont les deux faces d’une même médaille. Dans les derniers mois, j’ai été en exil de moi-même. Ce moment où le sens semble s’évanouir devant nos yeux, où tout n’est qu’incompréhension et brouillard. On veut comprendre. On cherche la lumière, quelques percées de soleil qui illumineraient l’opacité de la situation qui est devant nous. Mais rien, niet. Peut-être parce qu’il n’y a rien à comprendre. Peut-être que malgré toute la compassion du monde dont on peut faire preuve, on y arrivera pas. Ou peut-être bien aussi parce que ce qu’il y a à comprendre est intolérable, inacceptable pour nous. Pour moi. 

Avez-vous parfois cette impression de vous retrouvez exactement au même endroit, mais quelques années plus tard? C’est un sentiment qui m’habitait dernièrement. 32 ans, retour aux études, retour au célibat, retour aux petits boulots pour survivre à la fin du mois. Mais ce sentiment est faux. Il est aussi profondément malhonnête et ingrat pour les gens qui m’entourent. Desjardins chantait: « Revenir d’exil comporte des risques/Comme rentré une aiguille dans un vieux disque ». C’est juste. Mais quand on s’exile de soi-même, cela veut également dire qu’on revient, un jour, à soi-même. 

C’est peut-être là que la plénitude commence…

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L’autre

Mise en garde: Le sujet que je vais abordé aujourd’hui est très délicat et je vais tenter de l’aborder avec le plus de délicatesse possible. En lisant ces lignes, sachez bien qu’il n’est aucunement question de reproches ou de jugements, que ça soit envers moi ou envers cet autre qui est le sujet du billet. C’est un billet qui s’inscrit dans la philosophie de ce blog: honnêteté et partage. 

La séparation avec la mère de ma fille a été assez rapide: 6 mois après la naissance. Pendant un an et demi, j’ai été célibataire. Quelques fréquentations, mais rien de bien sérieux. Avant de faire entrer quelqu’un de nouveau dans la vie de ma fille, je voulais du sérieux. Ce que j’ai eu avec la femme qui est maintenant mon ex. L’autre. 

L’autre, ce n’est pas un terme péjoratif. Quand on arrive dans un couple et qu’il y a un enfant dans le décor, c’est évident qu’on est un peu « l’autre », celle ou celui qui doit prendre sa place, à qui l’on doit donner une place. Et ça, c’est pas toujours évident. Dans mon cas, l’autre, de son aveu même, n’avait pas l’instinct maternelle inné. Ça arrive. Et de toute manière, jamais je ne demanderais à une autre d’être la mère de ma fille. Jamais. Pour la très simple et très bonne raison que ma fille a une mère. 

Après, il y a la question cruciale: quelle place doit prendre l’autre? Quelle place donner à l’autre? Dans mon ancienne relation, je trouvais que l’autre ne s’impliquait pas assez. Elle trouvait que j’en demandais trop. De savoir qui a raison, ça m’importe assez peu. N’empêche qu’on ne parle pas ici de choisir entre une machine espresso et une cafetière. On parle d’un truc assez fondamental. Celle qui veut bien me prendre dans sa vie doit prendre ma fille aussi. Ça doit se faire tranquillement, il faut être patient, parfois ça se passe naturellement, mais on ne peut pas faire comme si rien ne se passe. 

Il reste toujours en suspend cette question: qu’est-ce que je peux demander? Qu’est-ce que je ne peux pas demander? Sans vouloir une famille de type « nucléaire », j’aime le concept de ‘famille ». Mon grand-père nous cassait les oreilles avec ça, la famille. Que c’est important, qu’il faut l’aimer, la préserver. Il est mort aujourd’hui. Pas la famille. Je vois encore mes cousines, mes cousins, mes tantes. Mais la famille c’est pas nécessairement le sang. Je suis bien placé pour le savoir, je suis adopté. 

Une famille, qui n’est pas de sang, qui se tient, est-ce possible même si recomposée? Est-ce trop demander? 

 

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Soir de jazz

Avant d’entrer dans une nouvelle relation, j’avais une routine avec ma fille le soir. Lors de nos soupers en tête à tête, on écoutait toujours un air de jazz en arrière fond. Ça allait surtout très bien lors des soirs d’automne et d’hiver, quand le soleil se couche plus tôt et que le froid commence à s’installer.

Je suis en « congé » ce soir, ma fille étant chez sa mère. J’écoute tranquillement du jazz en préparant le souper. Et soudain, ma fille me manque terriblement. J’ai envie d’entendre son rire, de voir son sourire, de la prendre dans mes bras. C’est un peu ça aussi la garde partagée. On parle souvent des moments quand on a l’enfant, mais il y a aussi les moments sans enfant. On peut enfin se reposer aussi, mais l’ennui nous gagne aussi parfois…souvent.

Je vous reviens demain avec un sujet plus long! En attendant, profitez bien de votre samedi soir! Et pourquoi pas, avec un peu de jazz….

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Du « Me » au « We ».

On m’a souvent demandé si avoir un enfant ça changeait vraiment une vie ou non. C’est une très bonne question, à laquelle je réponds pas mal toujours la même chose. Oui, ça change des choses (et ça, c’est vrai pour tous les types de familles on s’entend). Au niveau de la petite routine de vie, c’est évident. Mais ça, c’est pas si grave. Oui, on dort un peu moins, on s’adapte, on quitte les soupers et les partys un peu plus tôt et avec moins d’alcool dans le corps. C’est quand même loin d’être la fin du monde tout ça.

Ce qui change profondément (et j’insiste sur le profondément), c’est qu’à partir du jour de la naissance de notre enfant, il y a un être qui va dépendre de nous. Ça, c’est pas rien. Je peux très bien manger des toasts au beurre d’arachides pendant une semaine si c’est plus difficile financièrement. Ma fille, non. Ça serait pas très santé en tout cas! Je me suis séparé il y environ deux mois d’une nouvelle conjointe qui a été dans nos vies deux ans. Pas facile, mais ça va, c’est pas la première fois de ma vie. Sauf que là, je ne suis pas le seul à vivre la séparation. Ma fille est un rayon de soleil, énergique comme mille. N’empêche que c’est pas facile pour elle non plus, une séparation, un déménagement. Elle doit vivre son deuil comme moi, mais pour un enfant de 4 ans, on s’entendra que la notion de deuil c’est un peu flou!

Et c’est pour ça que parfois, certains soirs, quand c’est difficile, je prends sur moi. Parce qu’elle est là. Parce qu’elle a besoin d’amour, de compréhension, de présence. Alors le moi, on le met un peu de côté. On y pensera plus tard, quand elle aura les yeux fermés dans son lit. Ça, ça change une vie.

Le titre de ce billet n’est pas de mon cru! L’inspiration est là:  http://www.incidentalcomics.com/2013/11/a-year-of-parenting.html

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Le retour du non-prêcheur

Il y a un peu plus de deux ans, j’avais entamé la création de ce blog. Pour un début, je dois dire que ça marchait bien. Malheureusement, je manquais de temps. Je vais l’avouer d’emblée, mon horaire est tout aussi chargé. Hier j’ai cependant changé d’idée, je me suis dis que j’allais réactiver ce blog.

Pourquoi? J’ai été invité à donner une entrevue sur le rôle de parent monoparental. Parler en particulier des ressources qui existent pour nous. J’ai alors réitéré ce que je dis depuis longtemps. Au niveau des pères monoparentaux, il n’y a pas grand chose dans les revues, les livres ou sur le Web. Il y a des organismes certes, mais au niveau de la littérature, très peu de chose. Je me suis alors souvenu que j’avais précisément le désir de changer la donne, d’offrir à des lecteurs et lectrices mon expérience et d’entendre ce que vous vivez également.

Il est arrivé pas mal de trucs depuis 2 ans. La plus évidente c’est que ma fille est plus vieille, maintenant 4 ans. J’ai aussi eu une nouvelle conjointe pendant près de 2 ans. Avec tout ce que ça implique. Et ce que la séparation implique. Nous aurons le temps de parler de tout ça. Le sujet est vaste!!!

J’ai déjà plusieurs sujets en tête, on ne s’ennuiera pas! Mais pour l’instant j’ai envie de relancer une question de l’entrevue d’hier. Est-ce qu’il y a assez de soutien pour les familles monoparentales? Pour ma part, j’ai répondu qu’il manquait de l’aide au niveau juridique et psychologique. Heureusement, je n’ai jamais eu besoin du juridique, je suis dans la section des chanceux. Le psychologique aurait sûrement aidé.

Et vous, vous en pensez quoi?

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Deviens ce que tu es

Le titre n’est pas de moi, il s’agit plutôt d’une citation de Nietzsche. Au premier regard assez paradoxale. Pas d’inquiétudes, il n’est pas dans mon intention de disserter sur ce mot de Nietzsche. Par contre, j’aimerais qu’on parle un peu de toute cette mode d' »être soi-même », mode qui bien évidement n’épargne pas les enfants.

C’est ce qu’on nous demande, soyez vous-même. De part votre éducation, apprenez à vos enfants à être eux-même. Mais qu’est-ce que ça veut dire au fond tout ça? Deux observations rapides. De 1- les gens qui prêchent ce genre de discours nous disent en mille points comment être nous-même. Ça sent un peu la supercherie non? Soyez vous-même, mais un instant, je vais vous dire comment l’être. Finalement, on ne l’est pas tellement, on ne fait que suivre des indications. On retrouve souvent ce même discours dans les pubs. Soyez vous-même, soyez vrais. Pourtant, on le sait assez bien aujourd’hui, la fonction de la publicité est tout sauf de provoquer l’authenticité. Elle est, bien au contraire, une manière de nous dire quoi acheter, comment être et comment consommer.

De 2-La plupart des gens que je connaisses qui se revendique de savoir très bien qui ils sont, sont probablement dans les gens les plus insécures que j’ai eu le loisir de connaître dans ma vie. Bien entendu, cette image qu’ils dégagent d’eux-mêmes, cette esthétisation de soi est rassurante, mais ce n’est qu’une béquille à l’abîme qui se dresse devant eux, avec l’angoisse qui vient avec.

Dans son livre L’éloge de la fuite, Henri Laborit, biologiste et philosophe français, a des mots très durs. Le fait d’avoir des enfants n’est qu’une simple envie de se prolonger. Ils se devront d’accomplir les rêves que nous avions, de réussir là où nous avons échoués ou simplement de conserver les acquis de nos réussites. Ça me semble assez radical, mais pas tout à fait faux. Il y a une part de vérité qu’on ne peut nier dans les propos de Laborit.

Aujourd’hui, on dit plutôt « mais non, soyez vous-même! ». Vaste programme. Moi je dirais, avec Foucault, plutôt le contraire. Il faut se « déprendre de soi ». Le programme est probablement encore plus vaste. Mais c’est un moment merveilleux de ne plus être soi. De « devenir ce que l’on est » sans jamais ne l’être. Je ne suis pas moi. Ni toi. Ni vous. Ni eux. Je suis.

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La solidarité

Il faut me pardonner mon absence des derniers jours. Quelques problèmes personnels et la page blanche arrive assez vite!

C’est peut-être cliché, mais ce sont dans ces moments que les vrais amis se lèvent. C’est ça, la solidarité. Mais j’aimerais vous entretenir sur celle que je vis quotidiennement.

Je ne vis pas dans un coin de quartier très riche. Pas un ghetto non plus, mais très loin d’être Outremont. J’ai déjà été résident du Plateau, de la Petite Patrie. Et pourtant, je n’ai jamais connu mes voisins comme aujourd’hui. Je n’ai jamais vécu cette grande solidarité de tous les jours. Ma fille en est sûrement la grande raison. Tout le monde a probablement compris ma condition.

Ce soir, une voisine est venue me donner quelques tomates de son jardin. Il y a quelques jours, une autre m’a fait don de concombres, concombres-citron qui plus est. Un aliment à découvrir! Il y a quelques semaines, ma voisine qui me prête un gros ventilateur, question de ne pas trop souffrir de la canicule. Toutes les fois où je vais au dépanneur, le proprio donne un bonbon à ma fille. L’autre jour c’était un chapeau.

Il y aussi Winnie, une jeune fille de hum…je dirais 9-10 ans, qui a offert gracieusement à ma fille des nounours et des jouets. Tout cela me fait apprécier l’humanité malgré tout. Ma fille ne peut jouer cinq minutes toute seule sans que quelqu’un ne vienne la saluer, vienne me demander des nouvelles.

Je ne sais jamais trop quoi dire. Je fais comme ma chère mère m’a dit un jour. « Quand quelqu’un t’offre quelque chose, tu dis merci ». Alors c’est ce que je fais. Je dis merci. Mais ce n’est pas du tout un merci de politesse, c’est un merci qui vient du plus profond de mon coeur. Votre solidarité me touche.

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Le bonheur est dans la télé

Bon bon, avant que vous ne réagissiez férocement à cet article, je serai d’emblée sur la défensive. Oui je le sais, les émissions pour enfants s’adressent à…des enfants. Et il est important de faire la promotion de bonnes et nobles valeurs.

Mais pour ma part, ça m’exaspère. Ma fille est une inconditionnelle de Cornemuse, Carmen Campagne et de Sid le petit scientifique. Dans tous les cas, c’est l’Eldorado. Tout le monde il est beau, il est fin, il est gentil. La famille est parfaite, le père sait tout faire, la mère est heureuse dans ses tâches ménagères, changer une couche est pratiquement le summum de la journée. Bon, il est vrai que Cornemuse était avant-gardiste. On y retrouve une mère monoparentale et plus tard, un couple qui se sépare. Mais bon Dieu que tout se passe bien! Les petits problèmes se règlent en moins de deux. Le temps de l’émission quoi.

Je sais, il est important de faire la promotion des bonnes et nobles valeurs. Mais il n’y pas un Ti-Brin quelque part? De la place pour un bum? Un peu de révolte, d’indécence, d’esprit critique? Je me souviendrai toujours des paroles de cette sage amie: « Comment veux tu qu’on ne soit pas déçu par les hommes? On s’est fait gavé toute notre jeunesse de cette idée du beau prince au cheval blanc et de « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » ».

En attendant, pour se défouler, on peut toujours se procurer ce bouquin. http://www.guardian.co.uk/books/2011/may/17/go-the-fuck-to-sleep-hit.

Go the fuck to sleep. Des berceuses pas très politiquement correctes. Mais qu’on rêve de chanter en secret. Si jamais vous êtes inscrit sur Youtube, Samuel L. Jackson en fait la lecture. Un pur délice.

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30-Love

Petit point d’info pour les amateurs de tennis. Pour la première fois de son histoire, la Coupe Rodgers diffusera ses matchs sur un écran géant dans le parc Jarry, bien entendu gratuit et accessible à tous et toutes. Cette fin de semaine, des activités pour enfants et des jeux gonflables seront également de la partie. Une belle initiative.

Chose certaine, samedi soir je regarderai le match en dégustant un bon pique-nique. Qui plus est, cela rappellera peut-être des souvenirs à ma fille. Le jour de sa naissance, Andy Murray triomphait lors d’un bel après-midi. J’aurais préféré Nadal, mais bon. Cette année, je mettrais un petit deux sur le Joker…..

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